Fiche projet

Comment essaime le cartel de Sinaloa en Belgique ?

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LE PROJET

De 2007 à 2009, des hommes d’affaires établis en Floride ont tiré les ficelles d’une vaste escroquerie à l’échelle mondiale. La fraude a fait des milliers de victimes dans 110 pays. Des investisseurs des quatre coins du globe ont été attirés par des placements à très hauts rendements. D’autres pensaient financer des usines de biocarburant. Ils ont été grugés. L’argent a été retrouvé sur des comptes secrets en Arizona à l’occasion d’une enquête sur le trafic de stupéfiants. Le magot aurait enrichi les hommes d’affaires en question, Daniel Fernandes Rojo Filho et Pedro Benevides.
Outre l’escroquerie en question, ces deux hommes sont suspectés d’avoir blanchi de l’argent sale du cartel de la drogue mexicain de Sinaloa. Il s’agit d’une des organisations criminelles les mieux structurées au monde. Le blanchiment porte sur un minimum de 156 millions d’euros.
Plusieurs Belges sont impliqués dans cette affaire étonnante. Parmi eux figure un ancien bras droit d’Elio Di Rupo, l’ex-secrétaire communal de Mons Pierre Urbain, suspendu de ses fonctions lors de son inculpation en mars 2013. Des sociétés pilotées par ces Belges et contrôlées par des Américains figurent parmi les structures utilisées pour rabattre des fonds vers des montages suspectés de servir au blanchiment de l’argent de la drogue.

CARACTERISTIQUE

Documents exclusifs à l’appui, Philippe Engels et Anabel Hernandez livrent les clés pour comprendre cette saga. Drogues dures, voitures de luxe et lingots d’or : cette enquête plonge au cœur d’une internationale du crime en col blanc. Qui s’est infiltrée dans les milieux bancaires, économiques et politiques.

REVUE DE PRESSE

Marianne Belgique :
Samedi 25 janvier 2014 : « La belgian connection »

Samedi 1er février 2014 : “Narco- Euros: l’enquête atomisée”