Fiche projet

Ivan Cantu, un condamné à mort ordinaire

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PROJET INDIVIDUEL

Rencontre avec des personnes concernées, au premier degré, par la peine de mort au Texas. Un condamné à mort a la parole.
Plusieurs fois par an nous parvient des États-Unis l’histoire d’un condamné à mort. Son parcours, son procès, sa personnalité font que régulièrement des manifestations sont organisées partout dans le monde pour protester contre son exécution. Une mise à mort programmée par la justice de l’Etat où cette personne est incarcérée. Et très souvent, l’exécution a bel et bien lieu. En cette année 2011, les noms d’Hank Skinner ou de Troy Davis ont résonné plus d’une fois dans les transistors, leurs visages sont apparus sur nos écrans LCD, leurs histoires nous ont été données à lire sur les sites web d’infos.

Pourtant, il y a eu, au 30 novembre de cette année, 43 exécutions dans tous les Etats-Unis. Le pays compte, au total, 3251 condamnés à mort qui «attendent» dans «le couloir de la mort». Bien peu ont eu la «chance» de bénéficier d’une exposition médiatique.

Caractéristique

Ce reportage radio se propose d’aller à la rencontre d’un condamné à mort «ordinaire», au Texas. Il n’est pas africain-américain (dont la surreprésentation dans les condamnations à mort aux Etats-Unis a été démontrée), il ne parle pas espagnol (bien que la justice texane l’ait classé dans les «latinos), il n’a jamais fait partie d’un gang.
Ivan Cantu a 38 ans. Il est en attente de son exécution depuis 10 ans. Ivan Cantu a été condamné à la peine capitale pour un double meurtre qu’il a toujours nié avoir commis.
Himad Messoudi a eu l’occasion de le rencontrer longuement. Mais pas seulement. Au cours de ce reportage en deux parties, il est d’abord question de contexte : pourquoi la peine de mort est-elle si importante dans cet Etat du sud des USA ? Qui sont ces gens qui souhaitent l’abolition de la peine de mort ? Quels sont les arguments des supporters de la peine de mort?
Dans la deuxième partie, le reportage nous emmène dans la prison où se trouvent tous les 321 condamnés à mort texans. Depuis le parloir de la Polunsky Unit, Ivan Cantu parle de son quotidien. Pour soutenir son propos, Himad Messoudi évoque également la vie de Tammy, l’épouse d’Ivan Cantu. Cette femme se bat depuis plusieurs années pour rendre sa liberté à l’homme qu’elle a épousé sept ans après son incarcération. Sept ans, soit onze de moins que le temps passé dans le “couloir” par Anthony Graves, autre voix qui apportera son témoignage. Lui aussi a été un condamné à mort “ordinaire” avant de recouvrer la liberté.
Une liberté attendue de pied ferme par le couple Cantu.

Revue de presse

RTBF, La Première, Transversales, samedi 10 décembre 2011
(Photo: Himad Messoudi)